Typographie

La typographie (souvent abrégée en « typo ») désigne les différents procédés de composition et d’impression utilisant des caractères et des formes en relief, ainsi que l’art et la manière d’utiliser les différents types de caractères dans un but esthétique et pratique.

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Empatement

En typographie, les empattements sont les petites extensions qui terminent les extrémités des caractères dans certaines polices d’écriture, dites avec empattement (au singulier ; serif en anglais), que l’on oppose aux polices sans empattement (sans serif). Une diagonale forme avec son empattement un angle appelé angle d’empattement, caractéristique d’une police.

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Tiret

Le tiret est un signe de ponctuation. Il ne doit pas être confondu avec le trait d’union ni avec le signe moins. Il existe trois types de tirets, selon leur longueur : le tiret long, le tiret moyen et le tiret court.

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Tiret cadratin

Le cadratin, en typographie, est une unité de mesure de longueur des espaces. Sa traduction anglaise em (de la lettre M) est utilisée comme symbole de l'unité. Cadratin vient du latin cadratus, qui signifie « carré ». Le demi-cadratin est employé surtout dans les alignements de chiffres ou pour espacer les points de conduite. Les cadrats, multiples du cadratin, servent à terminer les lignes de texte incomplètes ou à isoler dans le corps des lignes certains signes et les mots disposés en titre.

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Tiret demi-cadratin

demi-cadratin masculin
(Typographie) Symbole –

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Tiret court

Le signe - que vous connaissez tous, est un des caractères les plus accessibles sur nos claviers. Il n’est malheureusement qu’un (pauvre) héritage de la dactylographie. En effet, il a été inventé pour remplacer deux signes distincts à la fois : le trait d’union et le signe moins. Ainsi les mécanismes des machines à écrire s’en trouvaient simplifiés. Nous le retrouvons ici en première ligne, comparé aux deux caractères qu’il remplace : Trois exemples de tirets encadrés par les lettres afin de mieux comparer leurs largeurs. Les deux premiers sont graphiquement identiques. Le dernier est plus large. Le trait d’union et signe moins : « - ». Le trait d’union : « ‐ ». Le signe moins : « − ». Même si graphiquement les deux premiers signes sont bien identiques, ils n’ont en fait pas exactement le même sens. (Ils sont d’ailleurs parfois lus différemment par les synthèses vocales.)Pour autant, l’usage du trait d’union étant très fréquent, et le véritable caractère bien plus difficile à obtenir, je vous recommande de ne pas vous montrer trop perfectionniste et de considérer le caractère « trait d’union et signe moins » comme un simple trait d’union. C’est un compromis qui semble acceptable tant sémantiquement que graphiquement. Retenez en revanche que le « tiret du six » se nomme en réalité « trait d’union ». En bonus, cela parlera bien plus à ceux qui ne sont pas sur un clavier type Windows.

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Césures

En typographie et en orthographe, la coupure de mot, parfois appelée aussi césure, est l'opération qui consiste à couper par un trait d'union conditionnel en fin de ligne un mot qui n’entrerait pas dans la justification. Cette coupure obéit à des règles bien précises qui varient d'une langue à l'autre. La plupart des logiciels de traitement de texte et de mise en page comportent un tel programme de césure.

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Veuves et orphelines

En typographie, une ligne veuve est la dernière ligne d'un paragraphe apparaissant isolée en haut d'une page, et une orpheline est la première ligne d'un paragraphe apparaissant isolée en bas d'une page. On tente généralement d'éviter l'apparition des veuves et des orphelines dans un texte typographié, sauf dans la composition des dialogues ou des vers. On utilise souvent une formule mnémotechnique pour les différencier : « Une orpheline n'a pas de passé, une veuve n'a pas d'avenir » (l'orpheline est la première ligne d'un paragraphe, et la veuve la dernière). On peut aussi se souvenir que dans l’expression « veuves et orphelines », la veuve est en premier (donc haut de page), l’orpheline en second (donc bas de page).

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Lettrines

Une lettrine est une lettre initiale, décorée ou non, placée en tête d'un texte, et d’un corps très supérieur à celui du texte courant, de manière à mettre en valeur le début du texte. Les autres lettres du premier mot sont généralement en petites capitales.

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Le Francais et la typographie

L’histoire de la typographie est étroitement liée à l’histoire et à l’évolution de l’imprimerie, avec laquelle elle se confond, depuis le vie siècle avec son apparition en Chine, utilisée par les Arabes au xe siècle, l’apport du papier par les Musulmans à Valence au xie siècle, puis l’apparition des caractères mobiles en terre cuite au xie siècle en Chine et en métal au xiiie siècle en Corée. À partir de l’utilisation de ces techniques en Europe, avec Gutenberg et de ses suiveurs, l’évolution continue lentement dans sa version en caractères latins, sur des améliorations techniques, mais sans changement fondamental quant au principe. C’est à partir du xixe siècle que l’évolution est rapide, avec le développement des journaux et de la lecture, grâce à l’instruction publique qui se généralise. Les machines produisent plus vite, la composition manuelle cède la place à la composition mécanisée. À la fin du xxe siècle, la typographie en tant que technique d’impression a définitivement perdu sa suprématie au profit de l’offset, mais la typographie comme création de dessin de caractères connaît un nouvel essor grâce aux techniques numériques.

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Capitale accentuée

En français, « l’accent a pleine valeur orthographique3 ». L’Académie française recommande donc l’usage d’accent ou tréma sur une majuscule, tout comme l’utilisation de la cédille. Ainsi les publications de qualité écrivent les majuscules (tout comme les capitales) avec les accents et autres diacritiques, au même titre que les minuscules ; elles veillent aussi à respecter les symboles et caractères spéciaux (ligatures, diphtongues) souvent dégradés dans les textes courants. En effet, les signes diacritiques ont un rôle important dans les langues qui les utilisent. Cependant, dans une grande partie du monde francophone (Suisse romande notamment4, mais pas au Canada5), seuls les mots en toutes capitales et les minuscules sont accentués dans les textes courants6. Les signes diacritiques ne sont systématiquement reproduits que dans les publications soignées : dictionnaires7, encyclopédies8, collection de la Pléiade…On trouve donc écrit ‹ Etat › (sic) dans les publications courantes et ‹ État › dans les publications soignées. La simple lecture des titres de livres dans une bibliothèque, ou dans les livres scolaires, démontre que l’accentuation des majuscules est ancienne et courante. La pratique tendant à ne pas indiquer les accents sur les majuscules et les capitales trouve sa source dans l’utilisation de caractères de plomb à taille fixe en imprimerie. La hauteur d’une capitale accentuée étant supérieure, la solution était alors soit de graver des caractères spéciaux pour les capitales accentuées en diminuant la hauteur de la lettre, soit de mettre l’accent après la lettre, soit simplement de ne pas mettre l’accent9. Cette dernière option a souvent été utilisée durant des siècles, et l’est parfois encore, même si, avec l’arrivée de l’informatique, ces difficultés se sont maintenant estompées. Une quatrième option, employée particulièrement à la télévision, et quelquefois dans les grands textes courts des affiches ou des spots publicitaires, consiste à réduire au strict minimum la hauteur des accents et de les coller sur les lettres capitales, du fait de la faible hauteur de l'écran du téléviseur, comme le montre l'exemple de France Télévisions qui a créé sa version de la police Heldustry avec les accents collés aux lettres (Heldustry FTV), ou Canal+, qui a créé sa propre déclinaison des polices Futura et DIN, et ce malgré leur faible lisibilité.

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